L’hydraulicité
Accessoires - les canalisations
Le choix des canalisations et la façon de les installer est primordiale: des tuyaux PVC de mauvaise qualité sont moins épais et donc moins résistants au niveau mécanique. Idem pour les tuyaux souples: en mode pompage, si un tuyau de mauvaise qualité cède, le bassin peut se vider en moins de 2 heures inondant ainsi le jardin... On reconnaît facilement un mauvais tuyau souple qui n'est finalement qu'une spirale métalllique enrobée d'un film plastique de 0,3 ou 0,5 mm). Quelques mois au soleil, et ce film plastique se déchire.... Le bon tuyau souple est renforcé et l'épaisseur est bien plus importante (de 1,8 à 3,4 mm)
Les vannes
Couramment, deux modèles en PVC sont disponibles: les vannes à billes et les guillotines. Les deux modèles se valent pour autant que le matériel soit de qualité. Cependant, les grands modèles devannes à billes sont plus sensibles si le bassin est sablonneux. Concernant les guillotines, préférez les vannes qui ne nécessitent pas un démontage complet pour le remplacement du joint.
En mode gravitaire, les bondes de fond sont les orifices du fond de bassin qui permettent l’évacuation de l’eau et des déchets à traiter. La plupart des gens installent des modèles simples ne permettant que cette fonction d’évacuation, cependant certains pour leur vivier à kois, préfèrent adopter des bondes alimentées en air, qui créent aussi un mouvement de convection dans le bassin, mais parfois un véritable effet jacuzzi.... Il faut trouver le compromis idéal entre ces deux extrêmes, à savoir, pouvoir disposer d'une aération sans toutefois exagérer.
Concernant le nombre de bondes à placer: si l’on considère que le bassin est une vaste chambre de décantation, en placer le plus possible revient à créer un hydrodynamisme qui favorise la décantation. La vitesse de l’eau dans les conduites est très lente, et les boues décantées, finalement seront très importantes... Ce n'est pas la bonne méthode car les boues sont destinées à être filtrées et non à reposer au fond de tuyaux...
Pour limiter cette problématique il faut donc adopter un débit compris entre un minima qui empêche cette sédimentation (vitesse de l'eau de 5 m/s) et un maxima dépendant du diamètre.Ceci pour chaque tuyaux de bondes et de skimmer (s) sachant que l'on évacue l'eau par gravité, et non pas aspiration d'une pompe... Comme vous le voyez, le problème est plus complexe qu'il n'y paraît.
Une manière empirique de voir les choses permet de fixer les esprits: un tuyau de 110 mm limite le débit à 12 m3/h. Il est possible de faire passer plus, mais si ce tuyau est très long, on constatera une différence de niveaux bassin / filtre trop importante, ce qui peut provoquer un dysfonctionnement. La solution dans ce cas est soit de placer un second tuyau de 110 mm, soit de placer un tuyau de section plus importante...
Ce qui nous amène à la notion de la relation entre la surface du bassin et le nombre de bondes. Cette notion n'est pas à prendre en compte uniquement ... Car c'est avant tout le volume d'eau du bassin qui détermine le débit de pompage, et donc le nombre de tuyaux à installer, ceci pour évaluer le diamètre optimal qui limitera les pertes en charge et qui limitera la sédimentation.
Rien à voir avec la surface... pourtant il faut également prendre en compte cette donnée qui permettra d'éviter de provoquer des zones d'eau peu dynamiques. En résumé, pour déterminer le nombre de bondes et de skimmers (le nombre de tuyaux) fixer un débit de pompage (un bassin est normalement filtré en 2 heures minimum, 3 heures pour un bassin de 100 m3 et plus) puis diviser par 12 ce qui indiquera le nombre de tuyaux de 110 mm.
Limiter ce nombre de tuyaux à 5 ou 6: pour les gros volumes d'eau ce n'est pas possible, il faut donc passer au diamètre de 125 mm qui permet de laisser passer 18 m3/heure, ou 160 mm qui autorise un maxima de 25 m3/heure. Ceci même si la sortie de la bonde est en 110 mm.
Si la relation nombre de tuyaux / volume d'eau n'est pas cohérente, ou si des longueurs de tuyaux sont anormalement longues, il est possible encore d'optimiser les débits en modifiant la position des vannes situées en amont de la filtration. Ainsi, dans un réseau de plusieurs tuyaux, le plus long provoque une perte en charge plus importante... il suffit dans ce cas de maintenir la vanne de ce tuyau grande ouverte, et de brider un peu les vannes des autres tuyaux plus courts pour obtenir satisfaction.
Pour de gros volumes d'eau, il est parfois souhaitable ou même indispensable de prévoir plusieurs lignes de filtration différentes. Il est plus facile dans ce cas de répartir les réseaux par unité de filtration. Dans cette configuration, on pose par exemple, deux tuyaux par filtre: cela permet de moduler chaque section de tuyau, ou de répartir plusieurs locaux techniques afin de raccourcir la longueur de tuyaux qui auraient été trop longs dans le cas d'une filtration unique. Tout est possible à condition de respecter certaines règles.